Il n'existe pas de « meilleur statut ». Il existe le statut qui correspond à votre situation aujourd'hui — et il se change plus tard si votre activité évolue. Voici comment réduire le choix.
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Question 1 — êtes-vous seul ou à plusieurs ?
Seul : micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL ou SASU. À plusieurs : SARL ou SAS. Cette seule question élimine déjà la moitié des options.
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Question 2 — quel chiffre d'affaires visez-vous en année 2 ?
Sous 30 000 € : la micro-entreprise suffit presque toujours, et sa simplicité vaut de l'or au démarrage. Entre 30 000 et 80 000 € : la question se pose vraiment, il faut simuler. Au-delà : la micro devient pénalisante, car vous ne déduisez aucune charge réelle.
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Question 3 — avez-vous des charges importantes ?
En micro, vos dépenses réelles ne sont jamais déduites : vous êtes taxé sur un abattement forfaitaire. Si vous achetez beaucoup de marchandises, si vous payez un loyer commercial, si vous investissez lourdement, une forme au réel (EI, EURL, SASU) vous coûtera moins cher.
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Question 4 — que faites-vous de vos droits France Travail ?
Si vous maintenez votre ARE, la SASU sans rémunération permet de ne pas générer de revenu — donc de conserver vos allocations pendant la montée en charge. Si vous prenez l'ARCE (60 % de vos droits en capital), le raisonnement change complètement. C'est souvent ce point, et non la fiscalité, qui décide.
| Forme | Pour qui | Point fort | Point faible |
|---|---|---|---|
| Micro-entreprise | Démarrage seul, petit CA, peu de charges | Zéro comptabilité, cotisations sur le CA encaissé | Plafonds de CA, aucune charge déductible |
| Entreprise individuelle (EI) | Seul, activité artisanale ou commerciale | Simple, patrimoine personnel protégé depuis 2022 | Pas d'associé possible |
| EURL | Seul, projet destiné à grandir | Passage en SARL sans recréer la société | Formalisme et comptabilité |
| SASU | Seul, maintien de l'ARE, image « société » | Souplesse, protection sociale de salarié | Cotisations élevées dès qu'on se rémunère |
| SARL | Plusieurs associés, cadre familial | Cadre légal protecteur, gérance encadrée | Peu de souplesse statutaire |
| SAS | Plusieurs associés, levée de fonds envisagée | Liberté totale d'organisation | Statuts à rédiger avec soin |
Passer à la pratique
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Aller à mes projetsLes mots employés ici
- Micro-entreprise
- Régime simplifié où les cotisations et l'impôt se calculent directement sur le chiffre d'affaires encaissé, sans comptabilité détaillée ni déduction des dépenses réelles.
- EURL
- Société à responsabilité limitée avec un seul associé. Elle devient une SARL le jour où un second associé entre, sans avoir à recréer la société.
- SASU
- Version à associé unique de la SAS. Sans rémunération versée, aucune cotisation n'est due — ce qui la rend fréquente en maintien d'allocation chômage.
- SARL
- Société à plusieurs associés, au cadre légal très encadré. Le gérant majoritaire relève du régime des travailleurs non salariés.
- SAS
- Société à plusieurs associés, à l'organisation entièrement libre : ce sont les statuts qui fixent les règles. Le président est assimilé salarié.
- TNS
- Régime social de l'entrepreneur individuel, du gérant d'EURL et du gérant majoritaire de SARL. Les cotisations se calculent sur le bénéfice, pas sur un salaire.
- Assimilé salarié
- Régime social du président de SAS ou SASU et du gérant minoritaire de SARL : fiche de paie, protection sociale de salarié — mais pas d'assurance chômage.
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