Centre d'aide

Choisir mon statut

Choisir ma forme juridique : la méthode en quatre questions

Micro, EI, EURL, SASU, SARL, SAS. Quatre questions suffisent à écarter les mauvaises pistes avant même de simuler.

6 min de lectureNiveau : Débutant

Il n'existe pas de « meilleur statut ». Il existe le statut qui correspond à votre situation aujourd'hui — et il se change plus tard si votre activité évolue. Voici comment réduire le choix.

  1. 1

    Question 1 — êtes-vous seul ou à plusieurs ?

    Seul : micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL ou SASU. À plusieurs : SARL ou SAS. Cette seule question élimine déjà la moitié des options.

  2. 2

    Question 2 — quel chiffre d'affaires visez-vous en année 2 ?

    Sous 30 000 € : la micro-entreprise suffit presque toujours, et sa simplicité vaut de l'or au démarrage. Entre 30 000 et 80 000 € : la question se pose vraiment, il faut simuler. Au-delà : la micro devient pénalisante, car vous ne déduisez aucune charge réelle.

  3. 3

    Question 3 — avez-vous des charges importantes ?

    En micro, vos dépenses réelles ne sont jamais déduites : vous êtes taxé sur un abattement forfaitaire. Si vous achetez beaucoup de marchandises, si vous payez un loyer commercial, si vous investissez lourdement, une forme au réel (EI, EURL, SASU) vous coûtera moins cher.

  4. 4

    Question 4 — que faites-vous de vos droits France Travail ?

    Si vous maintenez votre ARE, la SASU sans rémunération permet de ne pas générer de revenu — donc de conserver vos allocations pendant la montée en charge. Si vous prenez l'ARCE (60 % de vos droits en capital), le raisonnement change complètement. C'est souvent ce point, et non la fiscalité, qui décide.

FormePour quiPoint fortPoint faible
Micro-entrepriseDémarrage seul, petit CA, peu de chargesZéro comptabilité, cotisations sur le CA encaisséPlafonds de CA, aucune charge déductible
Entreprise individuelle (EI)Seul, activité artisanale ou commercialeSimple, patrimoine personnel protégé depuis 2022Pas d'associé possible
EURLSeul, projet destiné à grandirPassage en SARL sans recréer la sociétéFormalisme et comptabilité
SASUSeul, maintien de l'ARE, image « société »Souplesse, protection sociale de salariéCotisations élevées dès qu'on se rémunère
SARLPlusieurs associés, cadre familialCadre légal protecteur, gérance encadréePeu de souplesse statutaire
SASPlusieurs associés, levée de fonds envisagéeLiberté totale d'organisationStatuts à rédiger avec soin

Passer à la pratique

Ouvrez votre projet pour appliquer ce que vous venez de lire.

Aller à mes projets

Les mots employés ici

Micro-entreprise
Régime simplifié où les cotisations et l'impôt se calculent directement sur le chiffre d'affaires encaissé, sans comptabilité détaillée ni déduction des dépenses réelles.
EURL
Société à responsabilité limitée avec un seul associé. Elle devient une SARL le jour où un second associé entre, sans avoir à recréer la société.
SASU
Version à associé unique de la SAS. Sans rémunération versée, aucune cotisation n'est due — ce qui la rend fréquente en maintien d'allocation chômage.
SARL
Société à plusieurs associés, au cadre légal très encadré. Le gérant majoritaire relève du régime des travailleurs non salariés.
SAS
Société à plusieurs associés, à l'organisation entièrement libre : ce sont les statuts qui fixent les règles. Le président est assimilé salarié.
TNS
Régime social de l'entrepreneur individuel, du gérant d'EURL et du gérant majoritaire de SARL. Les cotisations se calculent sur le bénéfice, pas sur un salaire.
Assimilé salarié
Régime social du président de SAS ou SASU et du gérant minoritaire de SARL : fiche de paie, protection sociale de salarié — mais pas d'assurance chômage.

À lire ensuite

Ce tutoriel ne répond pas à votre cas ? Posez la question à l'assistant ou écrivez à contact@neoboss.fr.